Chez les Petits Baroudeurs, nous aimons puiser l’inspiration au coeur d’aventures outdoor extraordinaires vécues par d’autres familles.
Quel bonheur de parcourir le monde au guidon d’un vélo, en rando… toujours en [bonne] compagnie d’une tribu qui nous emmène dans son baluchon !

A travers nos interviews, nous voulons partager de fantastiques explorations et vous encourager à sortir toujours plus avec vos enfants, pour vivre ensemble de belles expériences sur les traces de ces aventuriers.

Dans cet article, nous sommes allés à la rencontre d‘Olivier Godin, mari d’Adeline et papa d’Axel.
Olivier est journaliste et romancier, amoureux de l’aventure au guidon de son vélo, que ce soit sur le pas de sa porte ou au bout du monde.
Il nous a raconté son périple américain en famille avec son bébé de 10 mois, le long de la Great Divide Mountain Bike Route puis au Mexique et à Cuba.

olivier gaudin et sa famille au col de red rock sur le tracé de la great divide mountain bike route

Pouvez-vous s’il vous plaît décrire les grandes étapes de votre périple ?

Notre couple s’est construit autour d’une première expérience de voyage au long cours.
En 2009 et 2010, nous avons traversé l’Afrique au guidon d’un tandem.
Un périple fondateur de 20 000 km de Paris jusqu’en Afrique du Sud.
Quand Axel est né, nous avons souhaité revivre une aventure similaire pour écrire symboliquement un nouveau chapitre de notre roman familial.

Nous voulions simplement faire un tour ensemble à l’écart du monde et avoir le loisir d’observer notre enfant grandir aux premières loges.
Nous avons articulé notre projet autour de trois composantes qui sont pour nous les luxes suprêmes de notre société moderne : le temps pour soi, la solitude volontaire, le tête-à-tête avec la nature.

Notre fascination pour les grands espaces et notre attirance pour les itinéraires mythiques nous ont conduits à jeter notre dévolu sur la Great Divide Mountain Bike Route.
Une piste d’environ 4500 km qui traverse les montagnes Rocheuses entre le Canada et la frontière mexicaine.
Ce parcours engagé au cœur de l’Amérique sauvage n’était sur le papier pas le plus adapté à une excursion avec un bébé.
Mais il nous garantissait l’aventure et une immersion dans les terres les plus reculées et préservées des Etats-Unis contigus.
C’était l’opportunité de rouler sur les traces des pionniers, des coureurs des bois et de tous les personnages picaresques que la conquête de l’Ouest a semé dans son sillage, mais également de découvrir la réalité de l’Amérique rurale du XXIe siècle quelques semaines avant l’élection de Donald Trump.

Surtout, c’était la certitude de demeurer à l’écart des routes les plus passagères. Le trafic routier nous effrayant bien davantage que la perspective d’une rencontre avec un grizzly ou un lion des montagnes.

Après cette échappée en altitude de 3 mois, nous avons roulé sur la côte Pacifique entre Santa Barbara et San Francisco. Puis nous avons effectué une boucle de 3000 km au Mexique, à travers la péninsule du Yucatan et le Chiapas avant d’achever notre voyage à Cuba où nous avons pédalé 1300 km dans l’ouest de l’île.

olivier et adeline poussent leur vélo sur la piste caillouteuse

A quelle période avez-vous réalisé votre aventure ? Pouvez-vous présenter votre famille et l’âge de vos enfants à cette période ?

Nous avons pédalé sur la Great Divide pendant l’été entre juillet et début octobre, seule période de l’année où la piste reste accessible, même si la neige peut s’abattre en plein été, sur les sections les plus élevées dépassant 3000 mètres d’altitude.
Notre périple a duré 11 mois au total, de juin 2016 à mai 2017. Axel avait 10 mois lors de notre départ.

Adeline est assistante sociale. Elle avait fait valoir son droit au congé parental pour se rendre disponible au cours de cette période.
Je travaille en freelance en tant que journaliste et auteur principalement autour des thématiques de l’aventure et de l’univers outdoor.
J’avais mis entre parenthèses la plupart de mes collaborations, mais ce voyage n’était pas étranger à mes activités professionnelles et j’avais pour ambition d’en rapporter de la matière pour écrire un livre.

Qu’avez-vous aimé durant votre voyage en famille ?

Nous avons tout d’abord constaté avec beaucoup d’enthousiasme et de soulagement qu’Axel s’accommodait sans difficulté de la vie sur la piste.
Il a immédiatement adopté sa remorque qui est devenue sa chambre à coucher à l’heure de la sieste, sa salle de jeu, son poste d’observation. Naturellement, nous étions partis avec une certaine appréhension à ce sujet, mais sa capacité d’adaptation nous a particulièrement impressionnés.
Pour lui, la route est devenue la norme, le voyage était son existence, sans souvenir qu’il y ait eu autre chose auparavant.
Il nous a fallu beaucoup plus de temps, à nous adultes, pour opérer cette mutation, nous départir de nos réflexes de sédentaires et retrouver nos repères de nomades.
Très rapidement donc, nous avons eu la confirmation que l’arrivée de notre bébé ne sonnait pas la fin de nos rêves d’aventure. Il fallait simplement en faire le centre de gravité de notre périple et organiser nos journées en fonction de son rythme biologique.

Nous avons ressenti une grande joie à l’idée de pouvoir partager toutes les richesses de la piste en famille. Et quotidiennement, elle nous a offert des instants privilégiés que nous avons vécus intensément avant de les glisser dans nos mémoires, comme un héritage émotionnel commun, comme des bulles de bonheur qu’on pourrait faire rejaillir plus tard quand le besoin s’en ferait ressentir.

Concrètement, ces moments hors du temps prenaient la forme d’une rencontre avec un wapiti dans la brume matinale, d’une fournée de pancakes cuisinée au poêle dans une cabane au fond des bois ou de toutes ces grandes premières auxquelles Axel a été régulièrement confronté, le premier anniversaire, la première glace, le premier pas

En quelque sorte, la piste est un appel à la simplicité, au minimalisme. Elle invite à se satisfaire de peu, à se réjouir des teintes du matin et du soir, à repenser ses sources d’épanouissement. C’est une école pour toute la famille.

Au-delà de la Great Divide et de l’expérience que nous y avons vécue, notre coup de cœur va au Mexique, en tout cas à la péninsule du Yucatan et au Chiapas, où nous avons pédalé pendant 3 mois.
Rares sont les destinations qui offrent une telle diversité de paysages mais aussi culturelle et historique.
Plages, lagons paradisiaques, chutes d’eau, rivières et lacs souterrains, cenotes (réseau aquatique souterrain en milieu karstique), volcans, jungles profondes…
La région a été gâtée par la nature et un bestiaire extraordinaire y abonde : coatis, jaguar, toucans, singes hurleurs

Notre périple nous a offert également une immersion au sein du monde maya avec la découverte de cités prodigieusement bien conservées comme Calakmul ou Palenque

Enfin, le vélo, en privilégiant les pistes encore une fois, nous a permis de nous tenir à l’écart des artères défigurées par le tourisme de masse autour de Cancun notamment, et de nouer des rencontres avec les paysans du Chiapas ou du Tabasco par exemple.

olivier et sa famille devant un temple maya

Quelles ont été les difficultés rencontrées et les solutions mises en oeuvre ?

Sur le terrain, la mise en route s’est révélée assez laborieuse. Les premiers jours, il nous fallait plus de 3 heures avant de lever le camp car nous n’étions pas familiarisés à toute la logistique propre au voyage avec un bébé.
Puis progressivement, nous avons pris possession de notre nouvelle demeure mobile comme on emménage dans un nouvel appartement. Nous aurions pu éviter cette étape de tâtonnement source de tensions, en effectuant un voyage préliminaire de quelques jours en conditions réelles, mais le temps nous a manqué. Ce test aurait été profitable également pour affiner le choix de notre matériel et peut-être nous alléger davantage.

Une autre difficulté résidait dans la gestion de notre autonomie.
Sur certaines sections, 200 km séparent parfois deux points de ravitaillement. Il a fallu apprendre à faire les courses au plus juste en tenant compte des besoins spécifiques d’Axel.
Nous achetions du lait en poudre que nous complétions avec des céréales. Aux traditionnels, riz, pâtes, semoule, nous ajoutions des légumineuses et des légumes souvent en conserve.
Nous réservions une partie du repas du soir dans une boîte pour le lendemain midi.
Nous emportions également des préparations toutes faites de pancakes. L’eau était généralement puisée à la rivière. Nous la purifiions systématiquement avec un filtre puis un Steripen, dispositif de traitement par UV.
Chaque étape était également l’occasion de renouveler notre stock de couches. Nous avons hésité à emporter des modèles lavables et avons finalement renoncé car trop contraignant en termes de logistique.

Si la gestion des soins quotidiens a été un peu hasardeuse au début, nous avons rapidement trouvé nos marques en déployant notre tapis de change pliable à même la piste et en utilisant une bassine, pliable également, pour la toilette.

traversée d'une végétation luxuriante durant le road-trip à vélo

Y-a-t-il eu des imprévus et comment ont-ils alimenté votre expérience familiale lors de cette aventure ?

Oui, nous pensons d’ailleurs que les imprévus nourrissent le voyage.
C’est l’incertitude du coucher, l’inconnu du lendemain qui font le sel de l’aventure.
C’est s’offrir la possibilité de sortir du cadre, de créer une rupture avec un quotidien millimétré.
Si nous prévoyons notre itinéraire dans les grandes lignes, nous ne planifions jamais les étapes dans le détail.
Se fixer des impératifs revient à recréer artificiellement les contraintes auxquelles on a voulu échapper en partant en voyage.
Nous naviguons donc à vue et la météo, l’intuition, les rencontres, nous font parfois changer de cap.
Même sur la Great Divide nous nous sommes parfois détournés pour aller découvrir un site remarquable, comme le parc du Yellowstone, par exemple.
En quittant la France, le Mexique et Cuba ne figuraient pas parmi nos destinations.
C’est le hasard de la route qui nous a conduits dans ces pays et nous ne regrettons pas de l’avoir laissé agir ainsi.
A quoi bon partir, si l’histoire est déjà écrite à l’avance ?

axel au dessus d'une cénote

Y-a-t-il eu des moments où vous avez eu peur ? Avez-vous eu parfois envie d’abandonner votre expédition ?

Le jour où Adeline est tombée nez à nez avec un grizzly alors qu’elle était restée en arrière dans l’ascension d’un col.
Quand j’ai entendu sa corne de brume retentir deux fois, j’ai compris qu’il se passait quelque chose.
Malgré la poussée d’adrénaline, elle a su réagir correctement et l’ours a poursuivi son chemin sans se montrer menaçant.

Et puis naturellement quand Axel a déclaré une poussée de fièvre carabinée alors que nous naviguions au fond des bois au Canada. Nous ignorions l’origine de cette montée en température et nous étions loin de tout.
Adeline a su conserver son sang-froid et se montrer très prévenante.
Elle a veillé sur lui comme si nous n’avions pas quitté la chaleur de notre foyer.
Par chance, le hasard a mis sur notre route une famille de pêcheurs.
Nous avons pu regagner leur 4X4 et rejoindre une ville où un médecin nous a rassurés.
Il s’agissait d’une otite qu’il aurait déclaré de la même façon si nous étions restés à la maison.

Jamais toutefois nous n’avons envisagé d’abandonner.
Nous savons que partir à vélo comporte des risques. Mais le risque zéro même en restant chez soi n’existe pas.
C’est un fantasme de nos sociétés modernes.
Notre approche consiste à faire l’inventaire des dangers potentiels, de les analyser, puis d’adopter notre comportement pour les réduire autant que possible.

serpent sur la piste lors du voyage à vélo en famille

Durant les périodes de repos ou temps plus calme, comment vous êtes-vous occupés en famille ? Avez-vous emporté des choses pour les enfants avec vous durant votre périple ?

Toutes les semaines environ, nous nous accordions une nuit à l’hôtel. L’occasion de dormir dans un vrai lit, de prendre une douche digne de ce nom, de reconstituer nos stocks de provisions et de recharger les batteries au sens propre comme au figuré.
Quand l’opportunité se présentait, on en profitait pour faire quelques visites culturelles. Le musée des mountain men de Pinedale, au Wyoming, notamment nous a beaucoup plu.
Un espace réservé aux tout petits les plonge dans l’univers des trappeurs.

Concernant les jeux, nous n’avions emporté que le strict nécessaire : une girafe en plastique, un livre que nous avons renouvelé régulièrement et l’indispensable doudou.
Comme nous le pressentions, Axel a su en toute circonstance s’emparer des éléments environnants pour confectionner des jouets de fortune.
Bâtons, cailloux, feuilles, bouteilles en plastique allaient et venaient dans l’habitacle de sa remorque au gré des pauses et des envies.
Nous lui fabriquions également des babioles ou petits instruments de musique avec ce qui nous passait sous la main.
Il a de plus largement profité de la générosité des Américains qui lui ont offert à de nombreuses reprises des petits cadeaux.

axel joue au bord de l'eau lors d'une pause

Comment chaque journée s’organisait-elle ?

Comme à la maison, c’est Axel qui sonnait l’heure du lever avec les premiers rayons du soleil.
Nous organisions ensuite nos journées sur le modèle suivant, en apportant bien évidemment des ajustements en fonction des circonstances.

  • 6h30 à 8 h. Mise en route incluant le petit-déjeuner, le change et le démontage du bivouac. Axel profitait de ce moment pour jouer, d’abord sous la tente puis, à l’extérieur.
  • 8h à 10h. Premier temps consacré à pédaler, généralement synonyme de sieste pour Axel.
  • 10h à 10h30. Première pause, change éventuel, temps pour se dégourdir les jambes hors de la remorque.
  • 10h30 à 12h. Vélo.
  • 12h à 13h30. Pause repas, jeu.
  • 13h30 à 16h. Vélo et sieste pour Axel.
  • 16h à 19h. Arrêt et installation du campement. Jeu, puis biberon avant qu’Axel ne retrouve son sac de couchage.

En moyenne, nous avons pédalé 6 heures et parcouru environ 70 kilomètres quotidiennement.

le moment du change d'axel dans l'herbe sur une petite couverture

Quelles étaient vos solutions d’hébergement et restauration durant votre itinérance en famille ?

L’essentiel de notre périple à travers les Rocheuses s’est déroulé sur des territoires isolés et nous n’avions d’autres options que de bivouaquer.
Nous transportions donc tout le matériel pour être autonomes en pleine nature et notamment une tente 3 places, un réchaud et une popote.
En quelques rares occasions, nous avons pu vivre notre fantasme de cabane au fond des bois, au Canada, notamment, où certaines sont librement accessibles sur le modèle de nos refuges de montagne.
On y trouve généralement un poêle et un mobilier sommaire.

Une des particularités du camping sur ces secteurs reculés réside dans la présence de l’ours, noir et grizzly. Chaque soir, nous mettions en œuvre un protocole de sécurité pour ne pas attitrer les plantigrades sur notre aire de bivouac.
Il s’agissait de rassembler toutes nos provisions, nos déchets et également nos produits d’hygiène, en bref, tout ce qui dégage une odeur, dans des sacs hermétiques que nous suspendions dans un arbre à bonne hauteur et à distance du tronc.

Concernant la nourriture, les fruits et légumes frais difficiles à trouver dans certains supermarchés de l’Amérique reculée nous ont souvent manqué.
Nous compensions avec des petits pots de compote ou de purée.

Bien sûr, nous n’avons pu faire l’impasse sur les burgers, hotdogs, pizzas et autres réjouissances de la gastronomie US.
Et même Axel a expérimenté muffins, icecream et coca à (toute) petite dose !

adeline et axel au bivouac, les vélos à l'arrière-plan

Avez-vous employé du matériel / des équipements spécifiques et quels sont vos ressentis et vos conseils à ce sujet ?

Il nous a fallu dénicher une remorque qui nous autorise à nous engager sur un parcours montagneux comprenant plusieurs sections sur sentiers techniques. Nous avons finalement opté pour la Single Trailer de la marque allemande ToutTerrain, seul modèle monoroue à notre connaissance.
Dotée d’une suspension à large débattement, particulièrement étroite et maniable, elle nous a permis de vivre sereinement ce périple sur chemin sans avoir à nous inquiéter du confort et de la sécurité d’Axel.
Nous sommes passés partout ou presque ne la dételant qu’à de rares exceptions pour franchir un tronc tombé en travers de la piste par exemple ou une pente vraiment trop abrupte.

Constituer la garderobe d’Axel n’a pas été sans mal non plus.
Il nous fallait l’équiper pour toutes les saisons. Dans les faits, nous avons rencontré une amplitude de températures allant de –10°C à plus de 40°C. Les Petits Baroudeurs nous ont été d’une aide précieuse pour choisir les vêtements les plus adaptés, des sousvêtements en laine mérinos par exemple ou une combinaison imperméable qui a permis à Axel de jouer par terre y compris par temps humide.

la remorque single trailer mono roue de la famille d'olivier

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Les Petits Baroudeurs, c’est aussi une boutique, où nous testons avec nos enfants tous les produits que nous dénichons avec amour et attention pour vous faciliter l’aventure en famille !
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Quelles sont les précautions (sécurité, santé…) à prendre pour cette aventure avec des enfants ? Comment constituer au mieux la trousse à pharmacie ? Y a-t-il une assurance spécifique à prendre ?

Il est indispensable de prendre un rendezvous avec son pédiatre au préalable.
Le nôtre nous a prodigué des conseils de premiers soins et nous a délivré une ordonnance pour obtenir des médicaments d’usage courant, antibiotiques, antalgiques, antihistaminiques, notamment.
Nous avions également emporté sérum physiologique et nos crèmes de soins habituelles.
Bien sûr, au moindre doute durant le voyage, une consultation chez un médecin s’impose.

Comme notre voyage dépassait le délai de validité de la couverture de notre carte Visa (90 jours) nous avons souscrit à une assurance voyage spécifique. Nous avons opté pour le plan Globe Partner fourni par ACS. Au Canada et aux EtatsUnis, le prix des soins peut très vite s’envoler.
Le coût d’une simple consultation chez le généraliste paraîtra exorbitant à un voyageur habitué au système de prise en charge français.

Comment avez-vous préparé votre périple et particulièrement les spécificités « famille » et « enfant » ? Avez-vous des ouvrages ou des sites internet à conseiller à d’autres parents baroudeurs ?

Les informations sur la Great Divide en français étaient quasi inexistantes lors de notre départ.
Nous nous sommes renseignés en détails auprès d’Adventure cycling, une association qui cartographie des itinéraires cyclables aux EtatsUnis depuis plus de 40 ans. Une mine !

A notre connaissance, aucun enfant si jeune n’avait parcouru la piste dans son intégralité auparavant.
Il a fallu donc improviser un peu.

Comme nous fréquentons assidûment les festivals consacrés à l’aventure et en particulier celui de Cyclocamping International, nous avions dans notre réseau de connaissances ayant déjà voyagé avec des enfants en bas âge.
Nous avions glané auprès d’eux bon nombre de précieux conseils.

l'itinéraire de la great divide mountain bike route

Qui vous inspire (aventuriers, autres familles baroudeuses…) ? Quelles sont les histoires qui vous ont marqué ?

Depuis mes plus jeunes années, je suis passionné par la littérature d’aventure et de voyage au sens large.
Les livres qu’on lit avant 15 ans, ceux qui comptent vraiment, ont, je pense, façonné mes rêves d’horizon lointain et mes désirs de grands espaces.
Dans le désordre, j’ai dévoré Jules Vernes, Frison-Roche, London, Kerouac, Bouvier, Tesson ou encore Jim Harrison.

Plus spécifiquement, j’avais lu, il y a longtemps le récit de Claude et Françoise Hervé que j’ai eu la chance de rencontrer par la suite.
Partis au début des années 1980, ils ont effectué un tour du monde qui a duré 14 ans.
Sur la route, ils ont donné naissance à leur fille.
Ils sont les premiers sans doute à m’avoir transmis l’idée qu’il était possible de partir à l’aventure avec un bébé.

Que retirez-vous de cette aventure ?

Des souvenirs qu’Axel qui a désormais 3 ans s’est appropriés à force de voir les photos et d’écouter nos anecdotes.
Ils constitueront, je pense, un socle solide pour notre tribu. Nous avons écrit une des plus belles pages de notre roman familial et nous sommes inventé une vie à trois.
Plus concrètement, je suis en train de traduire cette expérience sous la forme d’un récit en textes et en images que j’espère publier bientôt sous la forme d’un ouvrage hybride à la frontière du livre et du magazine.

axel pique nique le long de la piste

Où peut-on vous trouver (au-delà du Blog des Petits Baroudeurs et de vos propres blog / réseaux sociaux) ?

Dans les ruelles en pente et les escaliers de la Croix-Rousse, à Lyon, où nous habitons, sur les chemins de rando du Vercors ou de la Chartreuse où nous avons nos habitudes, au départ d’un ultra-trail pour Olivier (et parfois à l’arrivée !), dans les festivals dédiés au voyage et à l’aventure partout en France, sur internet sous le nom de Vascomag et vascoutdoor.

Avez-vous des projets d’une future nouvelle aventure en famille ?

Pas d’aventure au long cours dans l’immédiat, mais plein de petits projets de proximité.
Nous sommes déjà repartis à vélo depuis en Bourgogne et dans les Monts du Lyonnais.
Nous aimerions nous lancer dans la Grande traversée du Massif Central qui fait un peu figure de Great Divide à la française.

biche devant le bivouac avec les vélos

Interview réalisée par les Petits Baroudeurs en février 2019, merci beaucoup à Olivier d’avoir répondu à nos questions !

Hey, si on équipait vos petits baroudeurs ?

Chez les Petits Baroudeurs, nous dénichons avec soin et amour les produits utiles à vos aventures en famille. Nous les testons avec nos Oursons, les cousins, les amis de nos loupiots – quand nos enfants sont trop grands pour tester eux même. Et nous ne sélectionnons que les meilleurs produits pour vous les proposer.

Voici donc la sélection de notre boutique pour le vélo en famille :

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