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En France
La famille Dumas, c’est Clément 35 ans ; Lou 33 ans ; Elio 5 ans et Mahé 2 ans. Ils sont partis le 11 juillet 2025 pour une année d’aventures en famille riche en découvertes et en émotions ! En cinq mois, ils ont déjà parcouru huit pays d’Europe en camping-car ! La seconde partie du plan est ensuite de rejoindre l’Asie du Sud Est après les fêtes. Le trajet est prévu grâce à un savant mélange de train et d’avion. Et ils auront peut-être le bonheur de revenir avec le mythique transibérien (si les conditions géopolitiques redeviennent plus favorables) ! Dans ce second article, ils nous partagent leur périple en France en camping-car.
Après le festival des petits baroudeurs, la première partie de notre voyage s’annonce française. L’idée est de prendre quelques jours (ou quelques semaines ?) avant de rejoindre la frontière italienne par les Alpes. Pour rappel nous sommes mi-juillet 2025, au début d’une année de voyage à travers l’Europe et l’Asie en compagnie de nos deux loulous, Mahé deux ans et Elio presque cinq ans. Nous sommes pour l’instant au volant de Coco, notre camping-car qui selon nos plans nous hébergera pendant presque six mois !
Voici une vue d’ensemble des points où nous avons dormi :

Bien que toutes ces étapes méritent d’être vues, concentrons-nous sur trois d’entre elles qui ont été de vrais coups de cœur :
Cette visite est très chouette pour en savoir un peu plus sur les volcans, pour des enfants de tous âges. Le petit train de Lemptégy descend non loin du cratère du volcan avant de remonter pour quelques animations. Il y a de nombreuses pauses pour des explications. Y compris certaines où tout le monde descend du train pour des observations. Elio apprécie particulièrement la pause « cailloux » où il a la possibilité de ramasser des pierres volcaniques ! Cependant, les vidéos 4D finales qui simulent le parcours d’un train devant échapper à une éruption volcanique sont un peu trop effrayantes à son goût. Elles ne sont pas obligatoires, n’y allez pas si vos loulous sont vite impressionnés). En résumé, une chouette demi-journée immersive et instructive !

Ce petit bout de piste cyclable de cinq kilomètres environ (+ deux sur route pour rejoindre Balazuc) est splendide. Il permet de combiner le plaisir d’une balade en vélo facile et courte à la découverte de du beau village de Balazuc. On en prend plein la vue depuis les ponts qui enjambent vallées et rivière et les tunnels multicolores qui traversent les collines… Nous faisons même fait une escale gourmande dans l’un des nombreux petits restaurants du village. Puis, nous nous perdons avec curiosité dans ce petit labyrinthe de rues pavées et grimpantes en tous sens. Cependant, le ciel qui s’assombrit de minute en minute nous presse et nous écoutons la balade pour rejoindre nos vélos.
Malgré notre vive allure de sportifs semi-amateurs en pleine digestion de crème glacée, la pluie nous rattrape à mi-parcours. Dommage, car nous avions pourtant pensé a prendre chapeau, lunettes, et crème solaire ! Nous revenons au camping trempés comme des truites ardéchoises (même si cela ne se voit pas tant que ça sur la photo). Seul Mahé qui a dormi une bonne partie du retour ne semble pas embêté le moins du monde par ce léger changement de météo.
Côté organisation, Elio pédalait seul sur son vélo et Clem avait la barre de traction sur le sien, en cas de fatigue, de passage dangereux ou difficile. Elle a d’ailleurs bien servi pour la dernière montée sur Balazuc assez raide, et également au retour où il a fallu mettre le turbo à cause de l’arrivée imminente d’un orage ! Mahé quant à lui était sur le vélo de maman, sur son siège bébé inclinable.
En conclusion, cette balade d’environ 12 km aller-retour est vraiment magnifique, facile, et peut être facilement être allongée puisque la piste cyclable s’étend bien au-delà de ce que nous avons fait ! Attention simplement aux deux derniers kilomètres avant Balazuc si vous choisissez d’y monter, un peu raides et sur route classique.



Au hasard de la recherche tardive d’une place pour passer la nuit dans notre camping-car, nous voici arrivés dans la petite station de ski de Crévoux dans la Hautes-Alpes, sur le parking de La Chalp. La saison estivale est magnifique, encore embellie par le calme que le tourisme de masse offre lorsqu’il fuit. Nous ne sommes pas malheureux de notre vagabondage nocturne car la vue au réveil vaut le détour et même plus ! Nous choisissons de partir pour une randonnée de 8km et 350m de dénivelé, avec pour objectif de rejoindre la cascade de Razi.
Tout au long du chemin, des artistes ont créé des œuvres en lien avec la montagne. Nous pouvons admirer des cabanes dans les arbres tête en bas, des logements insolites ou encore un chalet construit autour d’un énorme rocher. On n’est pas toujours sûrs de bien comprendre le message, mais ces trouvailles pimentent la balade et intéressent les enfants.
Elio râle un peu de cette excursion « trop longue, trop difficile… », mais une fois à l’aplomb de la cascade, lorsqu’il commence à avoir besoin de ses mains pour avancer (en gros, quand ça devient difficile pour de bon), il oublie toute fatigue et s’envole vers le sommet ! Nous sommes impressionnés. On le sait mais les enfants le confirment chaque jour : les balades plates que nous choisissons souvent car « faciles » sont en réalité ennuyeuses pour eux. Ce qu’ils veulent, ce sont des cachettes, des pierres à escalader et des trésors à trouver !Une fois en haut, la vue sur la cascade et la vallée est digne de nos espérances, et nous entamons la redescente fiers de notre petite troupe de baroudeurs. Mahé dort comme un bienheureux dans le porte bébé, tombé dans les bras de Morphée juste après avoir enfin pu admirer de près la « cacade » tant promise.
Le chemin du retour est un peu long pour l’apprenti montagnard encore éveillé qui grogne tel un ourson fatigué. Alors, on trouve des jeux. A quel animal je pense, à quelle fleur je pense, à quel objet je pense… Et quand on ne sait plus à quoi penser, on invente une histoire en famille. Chacun de nous dit une phrase de l’histoire à tour de rôle… et le tour est joué ! Finalement, on atteint le parking sans (presque) s’en rendre compte.




L’avantage du camping-car, c’est que l’on peut assez facilement adapter les trajets à l’état des enfants. Tout va bien ? On roule ! Ils râlent ? On fait une pause. Ils dorment ? On roule ! Cela étant dit, bien sûr la pratique se révèle parfois différente et il faut alors composer avec ce que l’on a. En ce qui nous concerne, voici trois astuces qui fonctionnent bien (sans faire de miracle, soyons d’accord) :
Toutes ces astuces mises à bout et Mahé faisant de bonnes siestes, nous arrivons à rouler 1h30 à 2h sans trop de problèmes. Au-delà (ce qui est rare puisque l’idée générale du voyage est de ne plus courir), une pause s’impose !
Nous avons la plupart du temps fait du camping sauvage en camping-car. Par chance, c’est facile en France, et encore plus grâce à l’appli la plus connue, Park4Night (bien qu’il soit également agréable de s’en passer pour arriver dans des endroits moins connus). Si nous devions mentionner notre principal coup de cœur, ce serait le parking de la Chalp à Crévoux dans les Hautes-Alpes (d’où nous sommes partis pour la randonnée mentionnée plus haut). Un vrai paradis !
Nous avons également fait un camping (un seul) pour nous reposer un peu et profiter d’une petite piscine et d’une aire de jeux. Il s’agit du camping de l’Arche à Vogüé en Ardèche. Petit, familial, et très sympa. Il y a même une petite plage privée pour se baigner dans la rivière ! Vous pouvez y aller les yeux fermés.
Il nous tient particulièrement à cœur de voyager de façon aussi éco-responsable que possible, de par notre sensibilité personnelle et nos métiers. Voir de nos propres yeux la dégradation de ce monde merveilleux qui nous fascine tout en étant en infime partie responsables de ces changements nous fait réagir. C’est donc naturellement que nous nous sommes intéressés à l’empreinte carbone de notre périple, qui est un indicateur important, bien que ce ne soit pas le seul.
Beaucoup de façons de voyager auraient pu être plus exemplaires que celle que nous avons choisi. Cependant, trouver une option qui convienne à toute la famille était nécessaire (voir partie « comment avons-nous choisi notre itinéraire »), et celle pour laquelle nous avons finalement opté a le mérite de n’être a priori « pas pire » que le mode de vie d’un français moyen (environ 10t de CO2eq / adulte). Pour rappel, l’objectif fixé par les accords de Paris est d’arriver à 2 tonnes d’ici 2050… Donc être dans la moyenne ne signifie malheureusement pas être parfait !
Pour faire des choix cohérents, il est nécessaire de connaître les pours et les contres de chaque solution puis d’évaluer quantitativement les impacts. Sans entrer dans les détails, il est par exemple possible de trouver d’excellentes indications sur les émissions des différents types de transport sur cette page du site de l’ADEME. Pour le reste, un gros fichier Excel se cache derrière le calcul de notre estimation. Voici les hypothèses principales sans lesquelles vous partager les résultats n’aurait aucun sens :
Nous avons gardé 1/5 de 2024. Nous sommes assez sobres habituellement (bien que l’on ait un peu craqué pour la préparation du voyage) mais là nous n’achèterons vraiment pas grand-chose.
Selon ces estimations, notre année de voyage émettra à peu près autant que le mode de vie moyen d’un français. Dans les grandes lignes, les émissions côté logement seront fortement réduites pour la partie camping-car. Les émissions liées au logement de la partie asiatique seront quant à elle très dépendantes du type de logements que nous choisirons. Nous émettrons également moins côté achats. En revanche, nous émettrons plus côté transports, en grande majorité à cause du trajet prévu en avion. On peut noter que dans ce cas de figure, nous émettrons en transports en 9 heures d’avion d’avantage que durant tout le reste de notre voyage !
Cela étant dit, notre voyage est loin d’être terminé. Nous verrons à l’heure du bilan ce qu’il en sera réellement !
Cet article relate une aventure en famille en 2025. Il fait partie du programme Ambassadeurs où nous invitons des familles baroudeuses à partager leurs expériences avec la communauté des Petits Baroudeurs.
Retrouvez ici tous les détails de notre programme Ambassadeurs.
Retrouvez tous le matériel à avoir pour faire vos premiers pas en camping-car :
La famille Lamblé
Nous, c’est Clément 35 ans ; Lou 33 ans ; Elio 5 ans et Mahé 2 ans. Nous sommes partis le 11 juillet 2025 pour une année d’aventures en famille riche en découvertes et en émotions !
En cinq mois nous avons déjà parcouru huit pays d’Europe en camping-car ! La seconde partie du plan est ensuite de rejoindre l’Asie du Sud Est après les fêtes. Le trajet est prévu grâce à un savant mélange de train et d’avion, et nous aurons peut-être le bonheur de revenir avec le mythique transibérien (si les conditions géopolitiques redeviennent plus favorables) ! Nous devrions rentrer en France au plus tard pour la rentrée scolaire des enfants en septembre 2026… mais tout reste possible sur ce point.
A travers ce voyage, nous souhaitons nous retrouver en famille pour ralentir après plusieurs années très intenses. Prendre le temps de vivre, réfléchir à ce qui nous anime profondément, et découvrir à hauteur d’enfant la beauté et les richesses de notre planète. A notre modeste échelle et en toute imperfection, nous souhaitons également intégrer une vraie réflexion sur l’impact environnemental de notre voyage, et peut-être même écrire un bouquin là-dessus à notre retour !
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